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08 avril 2009 -
17h53 :
1ères conclusions du Sommet de Bonn
[ ENVIRONNEMENT - SOMMET DE BONN ]

Après les premières négociations qui s'achèvent ce soir à Bonn (Allemagne), la route semble encore bien longue jusqu'à la conclusion d'un nouvel accord mondial contre le changement climatique, en décembre à Copenhague.
  
Ouverte sur une note encourageante avec l'entrée en scène de la nouvelle délégation américaine, cette session donne déjà aux observateurs le sentiment « d'un tour pour rien ».
 
Les délégués s'apprêteraient d'ailleurs à se fixer deux rendez-vous supplémentaires : en août à Bonn et en novembre en Espagne, selon un délégué européen.

ONU


  
Les pays développés doivent faire plus
 
Les pays développés hésitent à annoncer leurs intentions chiffrées pour le futur régime, qu'il s'agisse des réductions d'émissions de gaz à effet de serre ou du financement de l'aide aux pays les plus pauvres.
  
A quelques heures de la clôture, le secrétaire exécutif de la Convention, Yvo de Boer, a appelé les pays riches à "davantage d'ambitions" (retrouvez l'information en cliquant ici).
     
Les Etats les plus exposés aux dérèglements climatiques, comme les petites îles, réclament que les plus riches visent des réductions des émissions de GES de 45% en 2020 (par rapport à 1990). M. Pershing, représentant des Etats-Unis, dénoncent les "positions déraisonnables" de certains pays en développement : "ça reviendrait pour le Royaume Uni à réduire ses émissions de 75% d'ici à 2020 !".

USA


Les Etats-Unis à l'écoute, mais encore trop silencieux
 
« La session de juin sera très différente, nous devrons avoir un premier texte de négociation devant nous », a fait valoir Michael Zammit Cutayar, qui pilote les travaux sous la tutelle de la Convention. « Nous attendons toujours que les Etats-Unis mettent leurs positions sur la table ».
  
Du point de vue d'un négociateur européen, il s'agit même là de « la vraie question pour les pays industrialisés ».
  
Ce négociateur note en effet que : « Les Américains sont sur un mode d'écoute très active. Ils nous impressionnent, ça change l'ambiance. Mais on n'a toujours pas de précision ». Jonathan Pershing, le délégué des USA, déclare que les Etats-Unis espéraient être en mesure de préciser leurs intentions en juin.
  
Les objectifs annoncés par la présidence Obama - retour en 2020 au niveau des émissions de 1990 (soit une baisse de -15% environ par rapport à aujourd'hui) - sont jugés nettement insuffisants par plusieurs pays européens.
 
« Que je sache, les Américains s'étaient bien joints au consensus de Bali sur les 25-40 », rappelle un négociateur de haut-rang. Mais l'UE, engagée sur -20% en 2020, voire -30% dans le cadre d'un accord international, est divisée sur l'opportunité d'interpeller les nouveaux amis américains.
  
 
 
 
 


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