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18 mars 2009 -
11h41 :
A Gonaïves, l'eau est rare et précieuse
[ ENVIRONNEMENT ]

Gonaïves il y a quelques moisLa population de Gonaïves, qui est le pays le plus pauvre du continent américain (70% de la population vit avec moins de 2 dollars par jour), n'a pas été épargnée par les crises climatiques, alimentaires et aussi financières.
Six mois après les cyclones et  les tempêtes qui ont touché Haïti, l'eau potable est encore un bien rare et précieux fourni par des opérateurs publics et privés. 

La population a bu de l'eau impropre à la consommation

Le réseau du Service national de l'eau potable a été totalement détruit et les puits des particuliers bouchés par des tonnes de boue à la suite des catastrophes naturelles de l'été 2008. 
Durant des mois, la population a bu de l'eau impropre à la consommation et les plus chanceux ont  été ravitaillés par des camions citernes des Organisations non gouvernementales ou des agences de l'ONU.

La ville de Gonaïves en Haïti2/5ème de la ville sont approvisionnés par les installations créées ou réhabilitées par notre groupe

Selon Julien Atchadé, chef de l'approche sectorielle eau et assainissement de l'ONU et des ONG, "2/5ème de la ville sont approvisionnés par les installations créées ou réhabilitées par notre groupe et environ 25% par le réseau du Service national de l'eau potable qui demeure très fragile". 

Tout le monde est sans travail et s'endette

"Nous sommes étonnés par cette augmentation. La population ne peut pas absorber cela ici, tout le monde est sans travail et s'endette déjà pour pouvoir manger" s'énerve Mikey Florestal d'Action contre la Faim . 

L'eau, un bien social ou une marchandise

"Les fonctionnaires du Service national de l'eau potable local décident du prix de l'eau et se paient avec cela. (...) le gouvernement doit décider s'il considère l'eau comme un bien social ou une marchandise" souligne Julien Atchadé. 

Une réforme gouvernementale considère l'eau comme un droit qui se paye

Une réforme gouvernementale du secteur de l'eau votée en Haïti considère l'eau comme un droit qui se paye, reconnaît l'existence des comités locaux gérant les kiosques et les puits collectifs et crée une commission de réclamation, notamment pour les nombreux litiges fonciers. 


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