L'Assemblée générale des Nations unies a reconnu l'accès à une eau de qualité et à des installations sanitaires comme un droit humain.
Le texte "déclare que le droit à une eau potable propre et de qualité et à des installations sanitaires est un droit de l'homme, indispensable à la pleine jouissance du droit à la vie".
Le texte demande aussi aux Etats et aux organisations internationales de fournir une aide financière et technologique aux pays en développement pour remédier à cette situation et enfin fournir à tous une eau de qualité, propre et abordable ainsi que des installations sanitaires".
Le manque d'hygiène tue encore
884 millions d'habitants de la planète bleue n'ont pas accès à une eau potable de qualité et plus de 2,6 milliards ne disposent pas d'installations sanitaires de base.
1,5 million d'enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de maladies liées au manque d'eau ou d'hygiène.
La résolution rappelle aussi la promesse, faite par les dirigeants mondiaux en 2000 dans le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement, de réduire de moitié d'ici 2015 la proportion de personnes n'ayant pas accès à l'eau potable et à des installations sanitaires.
"C'est la première cause de mortalité"
L'accès à l'eau potable reconnu comme un droit humain par l'ONU a fait réagir la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno :
"C'est vraiment une avancée historique. C'est la première cause de mortalité, et personne n'en parle". "Cela implique que tous les pays qui ont une ambition démocratique doivent maintenant essayer de se donner les moyens, ou de structurer leur organisation, pour répondre à cette attente".
"Ce n'est pas le manque d'eau qui tue, c'est l'eau sale. C'est le fait qu'on n'ait pas organisé l'entretien des puits et l'assainissement autour des communautés locales" a-t-elle ajouté. Le "nerf de la guerre, c'est de travailler la gouvernance, plus que l'argent". Pour Chantal Jouanno, "le combat suivant, c'est, au sein des Objectifs du millénaire pour le développement, de replacer le droit de l'accès à l'eau et à l'assainissement en tête des objectifs". "Actuellement, c'est un sous-objectif" a-t-elle regretté.