Les 193 pays membres de la Convention sur la diversité biologique ont trouvé un accord à Nagoya (Japon) pour tenter de ralentir le rythme de disparition des espèces (amphibiens, oiseaux, mammifères ou plantes).
Cet accord décline une série d'objectifs pour la décennie à venir, avec par exemple 10 % d'aires protégées sur les océans (contre moins de 1 % aujourd'hui) et 17 % sur terre (contre 13% aujourd'hui).
Il crée aussi un cadre légal contraignant pour partager les bénéfices (pharmacie, cosmétique) tirés des ressources génétiques des pays du Sud qui abritent l'essentiel des espèces de la planète.
Les points les plus concrets de ce plan pour la prochaine décennie :
D'ici à 2020, "les incitations y compris les subventions néfastes pour la diversité biologique sont éliminées, réduites progressivement ou réformées pour réduire au minimum ou éviter les impacts négatifs".
Eviter la surexploitation des stocks de
poissons
D'ici à 2020, "tous les stocks de poisson et d'invertébrés et plantes aquatiques sont gérés et récoltés d'une manière durable, légalement et appliquant des approches écosystémiques de telle sorte que la surpêche soit évitée".
Etendre les aires protégées sur
terre et en mer
D'ici à 2020, "17 % des superficies terrestres et d'eaux intérieures (contre 13 % actuellement, NDLR) et 10 % des zones marines et côtières (contre 1 % actuellement, NDLR) auront été conservées par le biais de réseaux écologiquement représentatifs et bien reliés d'aires protégées gérées efficacement et équitablement".
D'ici à 2020, "la résilience des écosystèmes et la contribution de la diversité biologique au stocks de carbone sont améliorées, grâce aux mesures de conservation et restauration, y compris la restauration d'au moins 15% des écosystèmes dégradés, contribuant ainsi à l'atténuation des changements climatiques et l'adaptation à ceux-ci, ainsi qu'à la lutte contre la désertification".
Nagoya a aussi et surtout permis de mettre en lumière la question du rôle crucial des écosystèmes (pour l'eau, l'alimentation, la santé...).
Selon les experts, le rythme actuel d'extinction des espèces est sans précédent depuis la disparition des dinosaures il y a 65 millions d'années.
Une espèce d'amphibien sur trois, plus d'un oiseau sur huit, plus d'un mammifère sur cinq sont menacés d'extinction au niveau mondial, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).