Une plateforme commune sur les dérèglements climatiques a été adoptée par près de cinquante Etats d'Afrique qui ne veulent pas rester sur la touche et qui sont aussi très concernés par cette question. Cette plateforme servira de base dans les négociations à la conférence sur le climat de Copenhague prévue en décembre 2009. "Il y aura une position africaine commune et l'Afrique entend et veut parler d'une seule voix tant en décembre à Pozdam (Pologne) qu'à Copenhague" a affirmé le ministre algérien délégué aux Affaires africaines et maghrébines, Abdelkader Messahel.
La plateforme prévoit :
la réforme et l'élargissement des sources de financement des mécanismes de développement propre. Ces sources de financement permettent aux pays développés de compenser une partie de leurs émissions de CO2 en investissant dans un projet "propre" au sud portant sur l'énergie ou la reforestation.
la création d'une task-force qui permettrait aux pays africains de négocier entre deux conférences.
Un instrument rapide, flexible pour parler au nom de l'Afrique
"Les pays africains ne bénéficient que de 2% du total de ces mécanismes de développement propre contre 75% pour 4 ou 5 pays du sud comme la Chine, l'Inde, le Brésil, et 25% à l'Amérique latine" a constaté le ministre algérien de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement Cherif Rahmani. Concernant la création d'une tas-force, il a ajouté : "Elle serait un instrument rapide, flexible pour parler au nom de l'Afrique. Selon Cherif Rahmani, l'Afrique pollue à hauteur de 3 %.
Souvenirs, souvenirs ! Lors de la Conférence de Bali, la feuille de route imposait aux 190 Etats parties à la Convention des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC) de négocier un futur accord multilatéral de lutte contre les gaz à effet de serre d'ici à Copenhague. Cet accord futur remplacera le Protocole de Kyoto, qui expire en 2012.