L'ancien vice-président américain Al Gore, Prix Nobel de la Paix et « champion » de la lutte contre le réchauffement climatique, s'est exprimé vendredi devant le Congrès américain, plus précisément devant la sous-commission sur l'Energie et l'Environnement de la Chambre des représentants américaine.
L'Ancien vice-président a qualifié d' « impératif moral », l'adoption par le Congrès d'une loi sur l'énergie.
Selon Al Gore, « notre pays (les USA) ne peut se permettre davantage de statu quo, davantage d'instabilité dans les prix des carburants, davantage de délocalisations d'usines, et davantage d'années à envoyer deux milliards de dollars toutes les 24 heures à l'étranger pour le pétrole ».
« Je suis ici aujourd'hui pour apporter mon soutien à ce que je pense être l'un des plus importants textes de loi jamais introduits au Congrès. Cette loi a une signification morale équivalente à celle sur les droits civils dans les années 1960 et au plan Marshall de la fin des années 1940 », affirme Al Gore.

La réaction du camp républicain :
Tandis qu'Al Gore poursuivait son témoignage devant les parlementaires, le chef de la minorité républicaine de la Chambre, John Boehner, a jugé le projet de loi démocrate... « désastreux ».
« L'ancien vice-président mérite un nouvel Oscar pour son témoignage aujourd'hui sur le plan démocrate d'impôts massif sur l'énergie pour chaque Américain », écrit dans un communiqué M. Boehner, faisant référence à l'Oscar du meilleur film documentaire obtenu en 2007 par Al Gore, pour son film sur le réchauffement climatique, Une vérité qui dérange.