L'ancien Premier ministre Alain Juppé a déclaré : "Il faut que la taxe carbone soit douloureuse, faute de quoi la hausse des prix des carburants attendue sera sans effet". Le maire de Bordeaux a toutefois refusé de se prononcer sur le niveau souhaitable à ses yeux pour cette nouvelle taxe.
Appelée à augmenter progressivement, la taxe carbone doit être de 17 euros la tonne de dioxyde de carbone (CO2) à son lancement en 2010. Elle pourrait monter à 100 euros la tonne en 2030.
La mise en place de la taxe carbone doit s'accompagner d'"investissements massifs" dans les transports collectifs, a-t-il insisté. "Il faut convaincre les Françaises et les Français que l'on propose des solutions alternatives au tout bagnole. (...) Si les gens ont l'impression que des efforts sont faits, et qu'il y a des améliorations, la mesure passera mieux.
Cette logique, j'essaie de l'intégrer dans le travail de la commission de réflexion sur le grand emprunt" a expliqué Alain Juppé. Les secteurs qui bénéficieront des sommes récoltées par le grand emprunt n'ont pas encore été choisies, a rappelé Alain Juppé. Mais une partie de l'argent devrait aller vers "ce qui permet la transition vers un nouveau modèle de développement durable" a-t-il précisé, citant en particulier le développement du fret ferroviaire, car "il faut absolument qu'une partie du trafic de transit actuellement sur la route aille sur le rail".