Le Brésil a proposé, lors du G8 de Syracuse, l'instauration d'une taxe de 10% sur les bénéfices de l'industrie pétrolière, destinée à alimenter le « fonds climat » permettant aux pays en développement de financer les efforts nécessaires pour lutter contre le réchauffement climatique.
Carlos Minc, ministre brésilien de l'Environnement, précise aussi que le Brésil a obtenu que la défense de la biodiversité soit placée dans les priorités de Copenhague, sur le même plan que le réchauffement climatique.

Après une « taxe carbone », une « taxe pétrole » ?
« Nous sommes convaincus que la Taxe carbone ne suffira pas à elle seule à financer les adaptations nécessaires à l'objectif des Nations unies de limiter la hausse des températures à 2°C à la fin de ce siècle », affirme Carlos Minc, au cours d'une conférence de presse.
Le Ministre estime que « l'industrie internationale du pétrole peut supporter une telle taxe sur ses bénéfices et le prix du pétrole qui a atteint des sommets il y a un an et qui n'est plus que de 50 dollars le baril n'en sera pas affecté ».

Trouver un accord entre les pays en développement et les pays développés
Selon Carlos Minc, Syracuse a été « une bonne réunion car n'étant pas décisionnelle, elle avait permis des échanges constructifs entre les pays du G8 et les autres ».
« Les pays en développement savent que les pays développés n'atteindront pas seuls l'objectif de limiter la hausse des températures à 2 degrés celsius et qu'il leur faudra faire leur part dans la limitation des émissions de CO2 », affirme le Ministre brésilien de l'environnement.
« Il y a une grande méfiance entre les deux groupes mais tout le monde a été d'accord pour estimer qu'il fallait établir des compromis différenciés (avec des objectifs différents pour les pays riches et les pays pauvres), réciproques (chacun fait un pas) et substantiels », explique t'il.