La baignade a été interdite dans la station balnéaire argentine de Nandubaysal, située sur le fleuve Uruguay en face d'une usine de cellulose controversée, à la suite d'un épisode d'éruptions cutanées chez 90 personnes, ont annoncé les autorités sanitaires. "Jamais, dans toute l'histoire touristique de la ville, autant de cas n'ont été constatés, 90 au total, présentant des éruptions cutanées après s'être baignées dans les eaux du fleuve Uruguay", a dit le sous-secrétaire à la Santé et à l'Environnement de la ville de Gualeguaychu. L'usine du papetier finlandais UMP (ex-Botnia) est une pomme de discorde entre l'Argentine et l'Uruguay depuis plus de quatre ans. L'Argentine reproche à son petit voisin d'avoir autorisé "unilatéralement" la construction de l'usine au bord du fleuve Uruguay qui fait frontière entre les deux pays, sans respecter la procédure obligatoire d'information et de consultation préalable établie par un traité de 1975.Elle a porté plainte le 4 mai 2006 contre Montevideo auprès de la Cour internationale de justice (CIJ) à La Haye.

Carte de l'Argentine
Une station très courue
La station balnéaire de Nandubaysal est courue par de nombreux habitants de Gualeguaychu -230 km au nord de Buenos Aires-, en pointe des protestations contre l'usine, en raison des risques environnementaux supposés. Des opposants bloquent depuis 2006 la circulation sur le pont entre l'Argentine et la ville uruguayenne de Fray Bentos, proche de l'usine, autrefois principal point de passage entre les deux pays. M. Piaggio a indiqué qu'une enquête a été ouverte, et que des échantillons d'eau du fleuve seront analysés dans des laboratoires des universités de Buenos Aires et de La Plata.