Les principales compagnies aériennes expriment leurs craintes d'un échec, lors du sommet sur le climat de Copenhague, sur un accord pour un système global de compensation des émissions de gaz à effet serre.
Selon le Groupe international d'experts sur le changement climatique, le transport aérien est à l'origine de 2% des émissions totales de CO2.
Trouver un nouvel accord
Pour Willie Walsh, directeur exécutif de British Airways, le sommet sur le climat de Copenhague « est très important pour le secteur aérien ».
En effet, selon lui, « si nous n'arrivons pas à progresser à Copenhague, je pense que le secteur va souffrir » de réglementations ou de taxes excessives.
Les intérêts du secteur du transport aérien sont censés être défendus à Copenhague par 190 représentants gouvernementaux de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI). Cette agence spécialisée de l'ONU est cependant profondément divisée entre pays riches et en développement.

Les réglementations actuelles : contraignantes et peu efficaces
Les compagnies aériennes se plaignent notamment du Système européen de compensations d'émissions de gaz à effet de serre et craignent que des systèmes comparables soient mis en place dans d'autres régions, transformant en un "patchwork" ingérable l'espace aérien mondial.
Pour le directeur exécutif de Swiss International Airlines Christoph Franz, cette approche régionale peut même conduire à augmenter les émissions de gaz à effet de serre en poussant les vols à contourner l'espace aérien européen pour éviter de payer des taxes.
"Il faut d'urgence créer un système global", a-t-il préconisé lors du Sommet Aviation et Environnement qui s'est déroulé mardi et mercredi à Genève.