 | Les millions de personnes, qui ont survécu un passage dévastateur du cyclone Nargis, ne sont pas au bout de leurs peines et doivent faire face à un nouveau danger : une crise humanitaire. L'eau, la nourriture et les abris décents manquent ! Le développement de nombreuses maladies comme la typhoïde, la malaria, la diarrhée, l'hépathite A ou d'autres maladies véhiculées par l'eau (car les canalisations d'eau sont contaminées) pourrait à nouveau endeuillé ce peuple, déjà meurtri par la mort d'un ou de plusieurs proches.
Des accès aux zones les plus sinistrées sont encore inaccessibles, des corps en décomposition gisent toujours dans l'eau et la junte birmane ralentit le travail des organisations humanitaires. Il faut désormais agir très vite car les enfants pourraient être les premières victimes car ils sont les plus vulnérables aux maladies et à la faim.
Certaines régions de Birmanie n'ont pas encore effacé les traces de l'une des pires catastrophes naturelles de l'histoire récente. A la fin de la semaine dernière, les rues étaient encombrées d'arbres déracinés, de pans de toits et de fils électriques. Les milliers de sans-abri ne savent plus à quel saint se vouer...
Le bilan des victimes du cyclone Nargis, qui a ravagé la Birmanie il y a maintenant dix jours, fait état de 34.273 morts et de 27.836 personnes disparues. |  |