Le président bolivien Evo Morales annonce la tenue en avril en Bolivie d'une "conférence mondiale" sur le changement climatique et les droits de la Terre à laquelle il a convié gouvernants, scientifiques et mouvements sociaux, après "l'échec de Copenhague". "La conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre mère" visera à "analyser les causes structurelles du changement climatique" et à "proposer des mesures de fond pour le bien-être de l'humanité, en harmonie avec la nature", a déclaré le président. Le président socialiste, un des piliers du bloc anti-libéral d'Amérique latine, n'a donné aucune indication sur les participants confirmés à cette conférence climatique alternative, prévue du 20 au 22 avril à Cochabamba.
Le président Bolivien Evo Morales
Une "Cour internationale de justice climatique"
Cette conférence devra réfléchir, selon Morales, à un projet de Déclaration universelle des droits de la "Terre mère", à un projet de "référendum mondial" sur un plan de lutte contre le changement climatique et à la mise en place d'une "Cour internationale de justice climatique", sujets chers au président bolivien, et qu'il a développés à la conférence de l'ONU de Copenhague en décembre. Plusieurs glaciers sont menacés de disparition dans ce pays andin, en raison du réchauffement. Selon la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (Cepal) dépendant de l'ONU, l'Amérique latine, une des régions émettant le moins de gaz à effet de serre, est la plus touchée par le réchauffement, avec 30 à 40% de biodiversité de certains pays menacée d'ici 2100.