La « mobilisation citoyenne » lancée par Greenpeace afin de demander une meilleure protection du détroit entre Corse et Sardaigne a été un échec... à cause du mauvais temps qui a enveloppé les bouches de Bonifacio.
Greenpeace et ses partenaires (l'association environnementaliste corse Le Poulpe, le WWF et la Surfrider Foundation) ont dû se contenter d'embarquer quelques élus sardes et corses sur le Rainbow Warrior, tout en étant constamment surveillé par La Jonquille, le patrouilleur de la gendarmerie nationale,
Dans le carré du navire-amiral de l'association, ils ont apposé leur signature sur un document demandant aux gouvernements français et italien d'appuyer, auprès de l'Organisation maritime internationale (OMI), une demande de création d'une « zone maritime particulièrement vulnérable » entre Corse et Sardaigne.
Cet appel sera transmis aux ministres de l'environnement français et italien.
Cette disposition interdirait à tous les navires, quelle que soit leur nationalité, d'emprunter le détroit. A ce jour, à la suite d'un accord entre Rome et Paris, le détroit est interdit aux navires battant pavillon français ou italien transportant des matières dangereuses.
« Cette demande de zone maritime particulièrement vulnérable est pendante depuis près de vingt ans; ce détroit a valeur de test de la volonté des gouvernements français et italien de s'engager », explique le directeur des campagnes de Greenpeace, Antoine Foucher.
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