
Concernant le
bonus-malus écologique,
Gilles Carrez, rapporteur général du budget, a déclaré : "
Le développement durable pour nos enfants, ce n'est pas leur laisser une montagne de dettes. La mise en place d'un groupe de travail sur le bonus-malus voulu par le chef de l'Etat va être l'occasion de réfléchir à son extension. La fiscalité environnementale devrait porter sur l'amont des filières: mieux vaut taxer les industriels pollueurs que créer des mécanismes en aval, au niveau du consommateur".
Gilles Carrez concernant la création d'un prêt vert à taux zéro, voulu par le gouvernement pour encourager les particuliers à effectuer des travaux dans leurs logements afin de réaliser des économies d'énergie : "
L'Etat n'a plus les moyens de financer de telles dépenses". Concernant la création d'une "taxe pique-nique" sur la vaisselle jetable, pour le moment mise de côté, il a avoué lundi : "
Il me semble bien correspondre au principe de pollueur-payeur".

Le ministre du budget,
Eric Woerth, a démenti avoir "torpillé" le projet d'extension du
bonus-malus écologique à d'autres produits que l'automobile : "
Je n'ai rien torpillé. Le bonus-malus est une bonne idée pour l'environnement et (...) pour l'industrie automobile française même si la mesure devrait coûter un peu plus de 200 millions d'euros sur l'ensemble de l'année". Il a ensuite rajouté : "
Cette polémique doit être biodégradable. Je suis favorable à la politique, évidemment, que souhaitent mener Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet". Depuis des semaines, une lutte oppose pourtant les services du Ministère de l'écologie à ceux de Bercy concernant les restrictions budgétaires.
Nathalie Kosciusko-Morizet a indiqué au terme d'une semaine marquée par une grande confusion sur le dossier de la fiscalité verte : "
La seule vérité en matière de fiscalité verte, c'est qu'elle doit avoir la compréhension et l'adhésion des citoyens (...) La décision de Nicolas Sarkozy de confirmer le choix de l'environnement remet les choses au clair. La fiscalité environnementale, c'est autre chose que la fiscalité traditionnelle. Elle est là pour modifier les comportements, du consommateur et de l'industrie. Ça nécessite du calme et de la pédagogie".

Nicolas Hulot a déclaré :
"Il faut siffler la fin de la récré sur la fiscalité verte. Cela fuse dans tous les sens. Je regrette les résistances au sein de l'exécutif. Un coup on nous dit -on vire le bonus-malus-, un coup on nous dit -on va l'examiner-. Le Grenelle de l'environnement, ce n'est pas la panacée, mais il a ouvert une dynamique dont il faut se réjouir, une avancée qui a donné un élan". Le projet de loi "Grenelle 1" doit être examiné au Parlement à partir du 6 octobre.
Après des semaines de cacophonie gouvernementale sur la fiscalité verte, Nicolas Sarkozy a confirmé son soutien au principe du
bonus-malus écologique mais il est aujourd'hui opposé à toute nouvelle fiscalité sur les biens de grande consommation. Le président de la République a également demandé la mise en place d'un groupe de travail pour déterminer la famille de produits concernés par cette nouvelle expérimentation.
Nicolas Sarkozy veut rester fidèle aux engagements pris lors du
Grenelle de l'environnement à l'automne dernier : "
Il convient de poursuivre leur mise en oeuvre pour préparer l'ère de l'après-pétrole, lutter contre le changement climatique et préserver notre planète".