Trois cent indiens, qui occupaient depuis dimanche une centrale hydroélectrique en construction dans l'Etat du Mato Grosso après avoir pris en otage des ouvriers, ont mis fin à leur mouvement, a indiqué mercredi (28 juillet) la Fondation nationale de l'indien (Funai).
Ces indiens de cinq ethnies du Mato Grosso réclamaient des compensations environnementales et sociales pour la construction de cette usine à Aripuana.
Ils avaient pris dimanche en otage une centaine d'ouvriers ensuite échangés contre cinq ingénieurs qui ont tous été libérés lundi. Mais ils avaient poursuivi leur occupation de l'usine en construction.
Mardi soir, ils sont parvenus à un accord avec l'entreprise et ont regagné leurs terres, à une quarantaine de kilomètres.
"L'entreprise s'est engagée à réaliser une étude de viabilité pour la création d'une zone sacrée et pour le rapatriement des objets venant d'un cimetière proche de l'usine selon les indiens" a expliqué un porte-parole de la Funai.
Il a ajouté que l'entreprise avait également promis de former des professeurs, de construire des logements pour les élèves sans moyens de transport et de soutenir des actions de développement durable dans la région.
La centrale d'Aguas da Pedra doit commencer à fonctionner en janvier 2011.