Des Indiens, provenant de cinq ethnies, ont décidé mardi de libérer des dizaines d'ouvriers et d'ingénieurs qui étaient retenus en otage sur le chantier d'une centrale hydroélectrique mais ils continuent en revanche d'occuper ce site situé dans l'Etat de Mato Grosso, a indiqué la Fondation nationale de l'indien (Funai).
Cette prise d'otages et l'occupation du site ont été décidées après l'échec des négociations avec l'entreprise Aguas da Pedra.
Des négociations ! Quels genres de négociations ?
Ces trois cents Indiens réclament le versement d'environ 5,6 millions de dollars pour les préjudices causés depuis le début de la construction par cette usine à Aripuana.
Ce mardi, les Indiens devaient présenter leurs revendications lors d'une réunion avec la Fondation de l'indien, les autorités locales de l'environnement et l'entreprise, a indiqué un porte-parole de la Funai.
"L'entreprise responsable des travaux s'était engagée à présenter un plan environnemental avec des compensations sociales. Le fait qu'elle ne l'ait pas fait a provoqué la colère des indiens" a souligné le porte-parole.
Pour les indiens, cette centrale, située à 30 kilomètres d'une réserve, est mal vue puisqu'elle entraîne un préjudice social et culturel, mais aussi environnemental en raison de l'éloignement du gibier.
La centrale d'Aguas da Pedra doit commencer à fonctionner en janvier 2011.