Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur le nord-est du Brésil depuis samedi, ont fait 44 morts. Six cents personnes sont portées disparues à la suite des crues et des inondations provoquées par ces pluies, selon des estimations de la Sécurité civile, s'appuyant sur des sources locales.
La bonne nouvelle est que les pluies ont baissé en intensité mercredi (23 juin) dans la journée...
...La mauvaise nouvelle est que le nombre de disparus pourrait s'élever à mille car de nombreux sites restent hors d'atteinte. Quant aux lcadavres charriés par les eaux, ils arrivent sur les plages de l'Etat d'Alagoas, a indiqué le gouverneur Teotonio Vilela Filho.
Vingt-neuf personnes sont mortes dans l'Alagoas où 47.000 habitants ont été évacués et 26.000 sont sans abri. L'Etat du Pernambouc où plus de 24.000 personnes ont été évacuées, déplore maintenant 15 morts et environ 18.000 sans abri, selon la Sécurité civile. Trois cadavres ont été retrouvés dans les communes de Barreiros et Agua Preta. Barreiros, la capitale du Pernambouc, est l'une des villes les plus touchées de cet Etat.
Dans les deux Etats, plusieurs localités ont été dévastées : des écoles, des hôpitaux, des églises ont été totalement englouties.
Dans le Pernambouc, un hôpital de 300 lits, se trouvant dans la commune de Paudalho sur les rives du fleuve Capibaribe, a été emporté par les eaux mais les malades ont pu être hébergés dans des lieux proches, selon des télévisions locales.
La tâche des secouristes est particulièrement ardue dans la vallée du fleuve Mundau qui traverse l'Alagoas où des villages ont été "rayés de la carte" selon les pompiers. La situation est d'autant plus préoccupante que les zones sinistrées sont extrêmement pauvres et manquent de tout.
Des tonnes de vivres, médicaments, couvertures et tentes sont arrivées de diverses parties du pays, ont indiqué les pompiers et dans certains endroits, la distribution se fait seulement par hélicoptères. De son côté, le gouvernement a alloué 55 millions de dollars d'aide.
En avril dernier, des pluies diluviennes dans l'Etat de Rio s'étaient soldées par 229 morts, la plupart ensevelis dans des glissements de terrain dans les favelas.