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06 octobre 2010 -
11h04 :
Brésil : Marina Silva impose l'écologie au futur président
[ ENVIRONNEMENT - ECOLOGIE - POLITIQUE ]

Au Brésil, les deux candidats à la présidence, Dilma Rousseff, la dauphine du président Luiz Inacio Lula da Silva, et son challenger social-démocrate José Serra, devront mettre l'écologie en avant...
...C'est le seul moyen pour récupérer les vingt millions de voix obtenues au premier tour dimanche par l'écologiste Marina Silva.

Cette dernière, qui a défendu une économie verte pendant toute sa campagne, est en position de force puisqu'elle peut aujourd'hui imposer la cause de l'environnement en vue du second tour de la présidentielle brésilienne. Les candidats ont déjà contacté Marina Silva et tous les deux ont exprimé leur volonté de rapprochement.

marina_silvaQui est Marina Silva ?
 
Marina Silva a lutté au gouvernement de Lula pour diminuer les déboisements en Amazonie mais s'est retirée en 2008, lassée par la guérilla incessante du lobby de l'agrobusiness.
Ensuite, elle a abandonné le Parti des Travailleurs (PT-gauche) dans lequel elle militait depuis trois décennies pour rejoindre le Parti Vert.

"Il est impensable que les candidats obtiennent ces votes sans tenir compte, au moins en partie, des priorités environnementales que Marina Silva a défendues pendant la campagne" a dit le politologue et consultant Rodolfo Teixeira. "L'environnement devra occuper une place privilégiée dans l'agenda des candidats qui, il y a quelques mois, y prêtaient peu d'attention" a-t-il ajouté. 

Le Brésil abrite la plus grande forêt tropicale de la planète et exerce un rôle clé dans la lutte contre le réchauffement climatique mais a aussi une industrie et un agrobusiness en plein boom. "Dans un pays comme le Brésil, l'agenda écologique va bien au-delà de la préservation de l'environnement, il implique une réflexion stratégique à moyen et long terme : comment pouvons-nous mieux utiliser les ressources et mieux évaluer l'impact des grands travaux en Amazonie?" a estimé Rodolfo Teixeira.  

GreenpeaceGreenpeace a affirmé mardi que "le mythe selon lequel un homme politique qui défend la cause écologique perd des votes est révolu".
Selon l'organisation écologique, les députés qui ont soutenu la déforestation en Amazonie "ont perdu des voix ou même l'élection". "Le candidat à la présidence qui ignorerait désormais l'environnement court le risque de perdre des électeurs" a estimé Greenpeace.


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