Alors que l'hémisphère nord grelotte, une vague de chaleur s'est abattue sur Rio en ce début d'été austral où les thermomètres affichent plus de 40 degrés dans les rues du centre ville. Selon l'Institut national de météorologie (Inmet), cette température équivaut du fait de l'humidité à une sensation thermique - celle réellement ressentie par le corps - de 50 degrés. Le record de chaleur a été enregistré dimanche: 40,4 degrés à 22 heures à la Praça Maua, au centre ville. Lundi, les thermomètres affichaient encore 40,1 degrés, la température la plus élevée de tout le pays. Mardi, la forte chaleur continuait et elle devait se poursuivre jusqu'à l'arrivée d'un front froid, accompagnée de fortes pluies, en fin de semaine. L'absence de vents et la présence d'une zone de haute pression faisant "couvercle" sur la ville empêche la chaleur accumulée au cours de la journée de vraiment baisser pendant la nuit, explique les météorologistes
Rio de Janeiro
Comme dans un four
Lundi, même les aéroports de Rio étaient transformés en "four" en raison d'un système de climatisation déficient, relatait la presse, provoquant les plaintes des passagers. Pour tenter d'échapper à cette chaleur, les Cariocas - dont beaucoup sont en vacances - se précipitent à la plage, notamment celles de Copacabana ou d'Ipanema qui disparaissent sous une mer de parasols colorés, ou se rafraîchissent sous les cascades de la forêt tropicale de Tijuca, la plus grande forêt urbaine du monde. Les médecins ont aussi mis en garde contre les risques de baisse de tension et d'évanouissement entraînés par la forte chaleur. A la fin de l'année, des pluies diluviennes avaient provoqué des glissements de terrain à Angra, une station balnéaire proche de Rio, qui avaient fait 52 morts.