L'association Eaux et Rivières de Bretagne dénonce, lundi dans un communiqué, « l'indifférence de l'Etat » face à la menace de la prolifération des algues vertes. Pour l'association environnementale, cette indifférence est « la pire des pollutions ».
Ce communiqué intervient après la mort fulgurante, le 28 juillet, d'un cheval qui pourrait avoir été empoisonné par un gaz toxique émanant d'algues vertes en décomposition sur une plage de Saint-Michel-en-Grève (Côtes d'Armor). Le cavalier a pu être sauvé de justesse.
Vendredi, la préfecture des Côtes d'Armor a estimé qu' « il n'y a pas lieu de prendre des mesures particulières » sur la prolifération des algues vertes, et a annoncé la nomination d'un chargé de mission qui assurera la coordination de la problématique "algues vertes".
« Seul réponse de l'Etat à ce cancer environnemental qui ronge le littoral breton: la nomination d'un "monsieur algues vertes"! On pourrait en rire mais c'est à pleurer », réagit Eaux et rivières.
Selon Eaux et Rivières, 100 sites du littoral breton sont touchés chaque année par le problème des algues vertes et « un milliard d'euros » aurait été dépensé « en pure perte depuis trente ans par les communes pour ramasser ces algues, les stocker, les éliminer. (...)Alors que chacun sait que seule une réduction importante des engrais et effluents azotés épandus sur les sols permettrait de réduire les marées vertes, l'Etat est aux abonnés absents et suggère simplement aux élus de restreindre l'accès du public sur les plages »