Après Unilever et Nestlé, Cargill menace d'arrêter de s'approvisionner auprès du groupe Sinar Mas, qui est le premier producteur indonésien d'huile de palme, accusé par Greenpeace de détruire des forêts tropicales.
Le géant américain de l'agro-alimentaire indique avoir demandé à l'association professionnelle «Pour une huile de palme certifiée (RSPO)» d'étudier le dossier. "Si le RSPO valide les allégations contenues dans le rapport de Greenpeace et que Sinar Mas n'engage pas de mesures correctrices, nous le retirerons de notre liste de fournisseurs" avertit Cargill.
Greenpeace : « J'accuse » !
Les écologistes accusent dans deux rapports publiés en décembre et en mars, Smart, la filiale de Sinar Mas spécialisée dans l'huile de palme, de participer à la déforestation et à la disparition des tourbières pour accroître ses plantations. Ces dernières couvrent plus de 400.000 hectares sur les îles de Bornéo et Sumatra.
Le directeur de Smart, Daud Dharsono, a indiqué jeudi qu'un cabinet indépendant allait être désigné dans les prochains jours "pour vérifier les rapports de Greenpeace". "Nous sommes en contact avec Cargill pour les assurer que nous n'utilisons pas des terres présentant de fortes capacités de stockage de carbone" comme les tourbières. L'Indonésie et la Malaisie produisent à eux seuls 80 % de l'huile de palme mondiale.