Depuis six jours, le Japon et plus particulièrement le nord-est du pays vit un véritable cauchemar. Tout a commencé vendredi dernier par un violent séisme et un tsunami qui ont rasé des villes entières et endommagé des centrales nucléaires. Ces mêmes centrales font aujourd'hui peser le risque d'une catastrophe nucléaire. Et depuis mercredi, un froid intense et des chutes de neige, qui se sont invités sur ces régions déjà meurtries, ralentissent le travail des secours.
Ce qu'il faut malheureusement retenir :
Le bilan humain toujours provisoire
5.457 décès ont été confirmés à ce jour mais le bilan n'est malheureusement que provisoire. 9.508 personne sont encore portées disparues et 2.409 autres sont blessées (Police nationale). Le nombre redouté de morts est estimé à nettement plus de 10.000 par divers responsables.
Le nombre d'évacués
Environ 550.000 personnes ont été évacuées pour deux raisons : elles ont perdu leur maison ou elles habitaient dans un rayon de 20 kilomètres autour de la centrale de Fukushima. Environ 2.700 centres d'accueil temporaires ont été ouverts.
Les personnes privées d'eau et d'électricité
Environ 1,6 million de bâtiments sont privés d'eau potable et 600.000 foyers d'électricité (ministère de la Santé).
Les bâtiments endommagés
80.422 bâtiments ont été plus ou moins fortement endommagés, dont 4.798 totalement détruits (Agence de la gestion des catastrophes).
Les secours mobilisés
80.000 soldats, policiers et personnels de secours ont été mobilisés par l'Etat. Le gouvernement a fait appel mercredi à des réservistes.
L'aide venue de l'étranger
112 pays et régions ont proposé leur aide, ainsi que 23 organisations internationales (ministère des Affaires étrangères).
L'économie japonaise mise à mal
Cette série de catastrophes naturelles ou nucléaires aura des répercussions sur l'économie nippone selon le porte-parole du gouvernement. Outre la bourse qui connaît des hauts mais surtout des bas, plusieurs entreprises comme Toyota ont suspendu partiellement leurs activités.