Des milliers d'agriculteurs sont actuellement dans la capitale française pour crier leurs inquiétudes et leurs doutes concernant l'avenir du monde agricole. Voici quelques chiffres !
La France est le premier producteur européen de céréales et le premier exportateur de blé de l'Union européenne. L'agriculture occupe 32 des 55 millions d'hectares du territoire français. Sur ce total, les céréales couvrent près de la moitié des terres labourables, et elles sont présentes dans 81 % des exploitations.
Notre pays abrite aussi un peu plus de 500.000 exploitations agricoles sur les 14 millions de l'Union européenne.
Les "grandes cultures" : qu'est-ce donc ?
Les céréales (blé, orge, maïs...), les oléagineux (tournesol, colza, soja...), les protéagineux (pois...), ainsi que les betteraves et autres cultures industrielles (pommes de terre) composent le secteur des "grandes cultures".
Elles se concentrent surtout dans les régions du Centre, de l'Ile-de-France, de la Champagne-Ardenne, du Poitou-Charentes, des Midi-Pyrénées, du Nord-Pas-de-Calais...
Les trois principales céréales cultivées sont le blé tendre, l'orge et le maïs grain.
Le saviez-vous ?
Le blé tendre est la première culture française, couvrant 51 % des surfaces, et la France est le premier producteur européen avec 27 % de la production totale, devant l'Allemagne et le Royaume-Uni.
Sur les 36 à 37 millions de tonnes produites en France, 12 % sont autoconsommées, 14 % servent à l'alimentation du bétail et 23 % à l'alimentation humaine.
La France fait partie des pays européens consommant le plus de céréales, viande, fromage et œufs. Tous les ans, les Français consomment 113,2 kilos de céréales et 96 kilos de viande.
Environ un quart de la production nationale est exporté sur le marché mondial.
En 2009, les exportations de céréales (blé, orge, maïs) ont représenté un peu plus de 13 % du commerce extérieur français en valeur.
Des revenus toujours en baisse
Les revenus des exploitations en céréales, oléagineux et protéagineux ont encore chuté de 51 % en 2009 dans le sillage de la baisse des cours mondiaux et en raison du renchérissement des engrais. Les subventions de la Politique agricole commune ont représenté l'an dernier 75 % du revenu net des exploitations, soit 9,9 milliards d'euros.
De par l'importance des surfaces cultivées et la hauteur des rendements, la France est le premier bénéficiaire des aides européennes. En 2010, une redistribution des aides au profit des éleveurs va faire perdre 80 à 100 euros de subventions par hectare aux céréaliers. Cette redistribution a été décidée au niveau national.