"Le réchauffement est un fait. Pour un énorme pays en développement comme la Chine il est plus urgent et pratique de s'adapter au changement climatique que de chercher à le ralentir" a écrit Zheng Guoguang dans Qiu Shi (Chercher la Vérité).
Des désastres climatiques prévus en Chine
Pour Zheng, le changement du climat pourrait avoir un impact sur le développement économique et social de la Chine, notamment dans le secteur agricole.
Certains experts prédisent en effet des désastres climatiques : longues périodes de sécheresse (un fléau récurrent dans le nord du pays) ou inondations spectaculaires.
La production de céréales du pays qui doit nourrir 1,3 milliard d'habitants pourrait ainsi chuter de 37 % dans la deuxième moitié du siècle, mettant en danger sa sécurité alimentaire.
Pour Zheng, quelles sont les priorités ?
La Chine devrait en priorité s'occuper de "réduire l'impact du réchauffement mondial sur sa sécurité alimentaire et renforcer la capacité de résistance de l'agriculture face aux risques climatiques" estime l'expert. Zheng plaide aussi pour l'augmentation des réserves de céréales et de la productivité, une meilleure protection des terres arables et des ressources hydrauliques.
La Chine lève le voile sur des objectifs chiffrés
Selon les données, la Chine est le premier émetteur de dioxyde de carbone mais son gouvernement a annoncé la semaine dernière vouloir réduire ses émissions de gaz à effet de serre par unité de Produit intérieur brut de 40-45 % d'ici à 2020, par rapport à 2005. Mais la Chine estime aussi que les pays industrialisés, pollueurs historiques, doivent consentir l'essentiel des efforts.
Ces déclarations interviennent à quelques jours de l'ouverture de la conférence de Copenhague sur le climat, lundi (7 décembre), où la Chine a été appelée à prendre un rôle de "leader".