La semaine du Développement durable se tient du 1er au 7 avril 2010. Et le thème de cette édition est le suivant : changeons nos comportements. Est-ce possible dans notre intérieur ?
Bien sûr car nous avons à notre disposition de multiples pistes pour réduire l'impact sur l'environnement de nos habitations en économisant l'énergie et l'eau, en gérant des déchets ou la salubrité des maisons. Quand nous faisons construire ou quand nous achetons une maison neuve, il y a certains choix et des précautions à prendre pour agir contre l'amplification de l'effet de serre, des pollutions, du gaspillage des ressources ou encore protéger notre santé.
Vous pouvez améliorer votre qualité de vie sans pour autant dégrader la qualité de votre environnement. Voici quelques petits conseils :
Les ménages consomment 47 % de l'énergie produite en France, pour leurs besoins domestiques. En modifiant son comportement ou ses choix d'investissements, chacun d'entre nous possède une vraie marge de manœuvre pour réduire sa consommation d'énergie.
Pourtant nous avons besoin d'énergie dans nos logements pour nous chauffer, nous éclairer, cuisiner, nous laver, faire fonctionner les multiples appareils qui facilitent notre vie.
Ces consommations énergétiques ne sont pas sans effets sur notre environnement : nous participons ainsi à l'aggravation de l'effet de serre et aux changements climatiques qui en découlent, à l'épuisement des réserves non renouvelables, à l'accumulation de polluants et de déchets. Selon certains experts, notre vie quotidienne a une incidence sur la planète.
Comment faire fondre sa facture de chauffage et d'eau chaude ?
Il faut surveiller les radiateurs : 19 °C dans les pièces à vivre, 16 °C dans les chambres. Si vous opter pour cette solution, votre santé, votre porte-monnaie et votre environnement vous diront merci. Un degré de moins, c'est 7 % de consommation en moins.
Il faut aussi régler la température de l'eau chaude : 55 à 60 °C pour l'eau chaude sanitaire
Il faut entretenir la chaudière. Si la chaudière est trop âgée, il faut en acheter une plus performante. Vous économiserez au moins 15 % de votre consommation, et jusqu'à 30 ou 40 % en optant pour certains modèles « basse température » ou «à condensation». En plus, votre installation polluera moins et produira moins de gaz à effet de serre : en France, le remplacement des chaudières de plus de 20 ans économiserait le rejet de plus de 7 millions de tonnes de CO2.
Il faut améliorer les radiateurs déjà existants. Si vous voulez qu'ils consomment moins d'énergie, il faut les équiper d'un robinet thermostatique.
Il faut isoler le toit et les murs de la maison et opter pour des fenêtres à double vitrage.
Il faut réguler et programmer le chauffage.
Il faut faire un bon usage de l'électricité
Si vous le pouvez, il est préférable de faire sécher le linge à l'air libre. Avec une consommation d'environ 500 kWh par an, le sèche-linge grignote 15 % de votre consommation annuelle d'électricité (hors chauffage).
Il faut bien utiliser les appareils ménagers et surveiller les veilles des magnétoscopes, téléviseurs, chaînes Hi-Fi, décodeurs, ordinateurs, fours... qui consomment de 300 à 500 kWh par an.

Pour diviser par... 3 la consommation de votre réfrigérateur ou votre congélateur, il est aussi conseiller d'acheter un appareil avec l'étiquette énergie. Ces appareils performants sont signalés par la lettre A sur l'étiquette énergie. Cette étiquette figure aussi sur les lave-linge, les lave-vaisselle, les sèche-linge, les fours et les ampoules électriques :
Il faut opter pour les ampoules « basse consommation. Elles vous permettent de diviser par 4 vos dépenses d'éclairage. Utilisez-les pour des éclairages de longue durée (lampe de chevet, plafonnier de salon ou de cuisine, etc.).
Pour faire des économies d'électricité dans la cuisine, il ne faut pas placer le réfrigération à côté d'un four ou d'un radiateur.

Le bois est une source d'énergie neutre par rapport à l'effet de serre, puisqu'en brûlant, il libère le gaz carbonique qu'il avait fixé lors de sa croissance. C'est aussi une source d'énergie renouvelable (à condition d'entretenir et de régénérer les forêts dont il provient).
Et si vous choisissiez l'énergie solaire pour participer au chauffage de l'eau et de la maison ? Il s'agit d'une énergie renouvelable, non polluante, gratuite, facilement disponible et aisément transformable. Les chauffe-eau solaires ou CESI (pour chauffer l'eau) et les systèmes solaires combinés (pour chauffer l'eau et la maison) sont des systèmes robustes et fiables. Un chauffe-eau solaire performant et bien installé peut couvrir 50 à 70 % des besoins de la maison.
Un système de chauffage solaire couvre entre 25 et 60 % des besoins annuels d'eau chaude et de chauffage, selon la région et la taille de l'installation. Fonctionnant souvent avec un plancher chauffant basse température, il procure un excellent confort.
Et si vous installiez une serre ou une véranda au sud qui apporte de la chaleur en hiver. Bien conçue, elle peut diminuer les besoins de chauffage de 15 à 30 %.
Il y a aussi les pompes à chaleur géothermiques ou sur air qui utilisent les calories stockées dans le sol, l'eau des nappes phréatiques ou l'atmosphère. Elles fournissent ainsi une partie du chauffage grâce à une énergie gratuite, renouvelable et non polluante tout en réduisant notablement votre facture d'électricité.
Nous consommons en moyenne chaque jour 200 litres d'eau potable. Nous l'utilisons pour la boisson et la cuisine, bien sûr, mais aussi pour la toilette et les toilettes, la lessive et la vaisselle, l'arrosage du jardin, le lavage de la voiture. Parmi ces usages, tous ne nécessitent pas de l'eau potable.
Et il y a les fuites, les gaspillages... Des robinets en bon état, des appareils économes, des aménagements de nos habitudes permettent de substantielles économies. Il faut donc traquer les gaspillages, les fuites, les usages peu judicieux de l'eau potable, on fait des économies d'eau importantes.
Bien gérer ses déchets
Chaque année, chaque français jette environ 360 kg de déchets. Chaque foyer français doit donc trier, recycler, composter tous les déchets organiques de la maison (déchets de cuisine, déchets de jardin, papier, cendres, sciure...), mettre en déchetterie pour réduire le volume de nos déchets, les valoriser et diminuer leurs nuisances.
Nous passons 80 % de notre temps à la maison ! Il est donc primordial qu'il y règne une atmosphère saine et calme, notre santé et celle de nos proches en dépendent.
Dans nos logements de plus en plus isolés thermiquement, l'humidité et les polluants se concentrent, dégradent le bâti et nuisent à notre santé. Y a-t-il un remède ? Mais bien sûr ! Il suffit tout simplement de bien ventiler sa demeure.
Les nuisances sonores nous rendent la vie difficile : alors limitons leur impact et n'en produisons pas nous-mêmes !