Des chenilles légionnaires se sont abattues sur des villes et villages du centre du Libéria, ravageant la végétation et les cultures puis polluant des ruisseaux et des canalisations d'eau avec leurs excréments. Selon le ministre de l'Agriculture Christophe Toe, la situation déjà alarmante empire jour après jour. "Cette calamité fait craindre une crise alimentaire, sanitaire et environnementale" rappelle l'agence des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
Les paysans abandonnent leurs maisons et leurs champs
"Il s'agit d'une "véritable urgence nationale. Nous mettons en garde contre une probable extension à des pays voisins comme la Guinée, la Sierra Leone et en Côte d'Ivoire. Les paysans abandonnent leurs maisons et leurs champs" selon Winfred Hammond, entomologiste et représentant du FAO.
Elles peuvent détruire une récolte entière en quelques jours
Des spécialistes gouvernementaux de l'agriculture, de la santé et des agences de protection de l'environnement ont été envoyés dans les secteurs affectés pour prendre la mesure du problème. La pulvérisation d'insecticides a déjà commencé.
Quand les chenilles approchent de la maturité et sont longues d'environ 2,5 à 3,8 centimètres, elles peuvent détruire une récolte entière en quelques jours" a averti Christophe Toe.
Plus de quarante villages touchés
Plus de quarante villages, situés dans les provinces de Bong, Lofa et Gbarpolu, ont été touchés.Des exemplaires de chenilles ont été transportés par des services vétérinaires à Accra pour d'abord les identifier puis trouver le pesticide le plus approprié pour les anéantir.
"Ce fléau est la pire catastrophe du genre que le Liberia ait connue depuis 30 ans. La dernière invasion de chenilles dans la région s'était produite au Ghana en 2006" selon la FAO.