Selon Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, il faut une meilleure cohérence dans les politiques agricoles et environnementales afin de venir à bout de la crise alimentaire mondiale. Au cours d'une assemblée générale de l'Onu il a appelé à une hausse des productions agricoles. Cette augmentation pourrait notamment passer par une plus grande importance accordée au commerce équitable. Mais cette recommandation ne pourrait se réaliser qu'en se concentrant également sur les problèmes de climat. Les dérèglements climatiques aggravent la crise agricole, en augmentant les risques naturels de sécheresse, de pluies diluviennes, de tempêtes...
A l'heure actuelle 14,6 millions de personnes vivant dans la Corne de l'Afrique (Somalie, Ethiopie, Djibouti, Kenya, Ouganda) souffrent de pénurie alimentaire notamment du fait de la trop grande sécheresse. Le programme d'aide alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) a lancé un appel urgent au dons de 403 millions de dollars. L'Ethiopie est particulièrement touchée par les effets du dérèglement climatique. 4,6 millions de personnes sont touchées par la hausses des prix alimentaires mais aussi par les inondations, la grêle, les invasion de vermines... Il faut donc poursuivre les efforts consentis en matière d'endiguement du réchauffement climatique... Jusqu'à présent ces efforts passent entre autre par un investissement dans les biocarburants... Mais tel le serpent qui se mord la queue, la production de biocarburants fait s'envoler les prix des matières premières agricoles et énergétiques, et affame une partie de la planète.