Après le sommet de l'ONU sur le climat, les décisions concrètes se font encore attendre mais le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon veut encore y croire ! Il est convaincu qu'un "accord équitable, efficace et ambitieux est possible à Copenhague".
Il a également ajouté : "Il reste un long chemin à parcourir mais aujourd'hui nous sommes plus près d'un accord. Il nous faut maintenir cet élan dans les semaines qui viennent"
Selon lui "un nombre croissant de dirigeants se sont montrés prêts à dépasser leurs stricts intérêts nationaux". Durant ce sommet, des points de vue ont été échangés ! Est-ce un bon point ?
Le Premier ministre danois Lars Lokke Rasmussen en a profité pour les inviter "à rejoindre Copenhague en décembre", jugeant que le succès de la conférence, initialement prévue au niveau ministériel, dépendrait de leur investissement "continu".
Un nouveau sommet en novembre ?
Le président français Nicolas Sarkozy avait précédemment demandé aux principales économies mondiales, qui représentent 80% des émissions de gaz à effet de serre, de se retrouver pour un nouveau sommet à la mi-novembre "pour préciser leurs engagements" et "assurer le succès de Copenhague".
Il a aussi souhaité une "initiative particulière pour l'Afrique".
Le futur traité devra garantir des engagements ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, afin de contenir l'envolée du thermostat mondial, si possible en-deçà de 2 degrés suppplémentaires.
Une grande première pour la Chine
La Chine s'est engagée à réduire la croissance de ses émissions de CO2 et à desserrer progressivement sa dépendance aux énergies fossiles pour porter progressivement à 15% la part des énergies non fossiles. Mais elle n'a pas annoncé d'objectifs chiffrés.
Est-ce grave ou inquiétant ?
Le ministre français du développement durable Jean-Louis Borloo a déclaré "même sans la magie des chiffres, c'est la première fois que la Chine décline ainsi ses engagements nationaux devant la communauté internationale". Même enthousiasme pour Al Gore ! La Chine "montre un esprit d'initiative impressionnant".
Le président américain Barack Obama a de son côté demandé aux grands pays en développement de "prendre leur part" du combat contre le réchauffement, mais il est resté très discret concernant des efforts supplémentaires de son pays.
Le Japon a confirmé son objectif de réduction de 25% de ses émissions polluantes en 2020 "par tous les outils possibles" a souligné le Premier ministre Yukio Hatoyama, qui a annoncé un soutien financier et technologique renforcé aux pays en développement.