L'Agence européenne de l'environnement, l'Organisation mondiale de la santé et la Commission européenne révèlent que l'Europe est devenue le continent où le réchauffement climatique est le plus rapide et le plus sensible. Le réchauffement climatique, qui menace les zones montagneuses et côtières de l'Europe mais aussi la Méditerranée et l'Arctique, se traduit notamment par
Hausses des océans et des températures
La hausse du niveau des océans est évaluée entre 18 et 59 centimètres d'ici à 2100 selon des chiffres communiqués par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC). Cette hausse devrait se poursuivre en raison de la fonte de la calotte glaciaire du Gröenland et de l'Arctique.
Quant à la température moyenne de la Terre, elle s'est accrue de 0,8° C par rapport à l'époque pré-industrielle, avec une hausse plus forte en Europe et sous les latitudes septentrionales. En Europe, cette élévation est de 1,0°C.
Un autre constat : au cours des 100 dernières années, l'humidité s'est répandue de plus en plus en Europe du Nord alors que la désertification frappe les régions méditerranéennes.
Ces changements climatiques devraient aussi entraîner des intempéries plus fréquentes et plus intenses, comme des canicules, des sécheresses ou encore des tornades.
Selon les prévisions, quatre millions d'Européens et des milliards d'euros de biens seront menacés par les inondations à la fin du 21ème siècle.
Dans les régions méditerranéennes, l'eau sera au coeur d'une compétition accrue entre l'agriculture, l'usage domestique et le tourisme.
Pour limiter les conséquences désastreuses du réchauffement climatique, les Etats de l'Europe doivent intensifier leurs efforts, protéger aussi les zones côtières et prendre des mesures de protection sanitaire contre les maladies transmises plus particulièrement par les insectes.
Cette étude publiée lundi affirme enfin que l'Europe a une obligation morale d'aider les populations des pays en voie de développement à faire face à ces changements climatiques.