Deux mois avant le coup d'envoi de la Conférence internationale sur le climat à Copenhague, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, est préoccupé : "En dépit de nos récents efforts à New York, Pittsburgh et Bangkok, je demeure très préoccupé par les perspectives (d'un accord) à ce stade des négociations où nous sommes dangereusement proches d'une impasse. Il reste moins de 60 jours jusqu'au rendez-vous de Copenhague, et en fait juste une semaine de plus de négociations à Barcelone en novembre".
"Nous n'avons pas de planète B"
"La voie devant nous est difficile, et nous ne devons pas nous laisser distraire par des discussions sur un Plan B, sinon nous finirons par un Plan E pour échec" a-t-il mis en garde, car "comme l'a dit récemment une ONG, il n'existe pas de Plan B, car nous n'avons pas de Planète B".
Le résumé des précédents sommets
Lors du sommet de l'Onu à New York sur le climat, le 22 septembre, le principal encouragement est venu de la Chine qui s'est engagée à diminuer ses émissions de CO2 par point de PIB "de façon notable" d'ici à 2020. Mais les Chinois n'ont pas avancé de chiffre.
Quelques jours plus tard à Pittsburg (Etats-Unis), les principales économies développées et émergentes présentes au G20, ont déçu avec une déclaration finale vague sur la lutte contre le réchauffement climatique. Cette réunion a été suivie par la reprise des négociations climatiques à Bangkok. Elle s'est achevée vendredi, ne laissant que cinq journées de négociations (du 2 au 6 novembre à Barcelone) avant le rendez-vous crucial de Copenhague.
Le sommet dans la capitale danoise, du 7 au 18 décembre, vise à conclure un accord devant entrer en vigueur à l'expiration de la première phase du Protocole de Kyoto en janvier 2013, pour enrayer de façon contraignante une explosion des émissions carboniques.