Les participants à du forum de Washington, consacré à l'énergie et au climat, se disent optimistes sur la conclusion, en décembre à Copenhague, d'un nouvel accord multilatéral sur le climat. Cet optimisme est principalement dû au retour des Etats-Unis dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Les participants au forum optimistes sur un accord à Copenhague
« Je sors de cette réunion un peu plus optimiste », déclare Todd Stern, l'envoyé spécial américain pour le changement climatique.
Le ministre allemand de l'Environnement, Sigmar Gabriel, se déclare lui aussi « assez optimiste sur le fait que nous allons réussir en décembre », lors de la conférence de Copenhague, à conclure un accord sur le climat.
Son homologue français, Jean-Louis Borloo, qualifie également les discussions au sein du forum « de franches et approfondies (...) avec des positions constructives ».

Des négociations qui s'annoncent malgré tout difficiles
« Cela ne va pas être facile de parvenir à un accord, ou alors nous ne serions pas là », précise Todd Stern. Il ajoute : « je pense que la nature des discussions (...) était dans l'ensemble assez encourageante ».
Toutefois, M. Gabriel tempère l'optimisme en constatant que les pays en développement n'étaient pas encore prêts à prendre des engagements sur des réductions d'émissions de gaz à effet de serre. « Aujourd'hui, il n'y a pas eu de gestes dans ce sens », estime t'il.

Les pays en développement veulent connaître les intentions des « pays riches » avant de prendre position
Les pays en développement estiment qu'ils ne peuvent pas prendre d'engagements fermes sur la lutte contre le réchauffement climatique tant qu'ils ne connaîtront pas la position des Etats-Unis. Le Congrès américain, qui est très controversé sur ce dossier, doit examiner un projet de loi prévoyant une réduction de 20% d'ici 2020 des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 2005.
« La plupart des pays riches soit gardent encore leurs cartes cachées soit n'ont pas du tout de cartes à montrer », estime pour sa part le directeur de Greenpeace Brésil, Marcelo Furtado.
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