Quelques mois avant le coup d'envoi de la conférence internationale sur le climat qui se tiendra à Copenhague (7 au 18 décembre), le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, invite mardi les chefs d'Etat et de gouvernement à New York afin que ces derniers s'impliquent davantage dans la négociation concernant notamment les réductions des émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique sur la planète.
Des divergences aplanies
Avant ce nouveau sommet, les 17 principales économies ont un peu aplani leurs divergences sur les moyens de réduire les émissions de gaz carbonique lors de deux jours de réunion à Washington mais il y a encore des désaccords, a déclaré l'émissaire américain sur le changement climatique.
"Je pense que les divergences se sont aplanies" a déclaré Todd Stern, le chef négociateur des Etats-Unis sur le climat.
Outre la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le fossé s'est un peu comblé concernant les technologies vertes et la coopération dans ce domaine ainsi que du cadre permettant de mesurer, de déclarer et de vérifier la diminution des émissions carboniques, a expliqué Todd Stern.
Toutes les divergences n'ont pas disparu !
La question du financement destiné à aider les pays en développement à réduire leur émissions de gaz à effet de serre, n'a pas été abordée au Forum des principales économies car cette question est à l'ordre du jour du G20 à Pittsburgh (Pennsylvanie/Etats-Unis) où les ministres des Finances doivent faire des propositions, a expliqué l'émissaire américain.
De nombreux responsables pessimistes avant Copenhague
Alors que la Conférence internationale sur le climat ouvrira ses portes le 8 décembre à Copenhague, de nombreux responsables sont toujours pessimistes car des désaccords sont toujours d'actualité entre pays développés et en développement et l'absence d'engagements sur le financement de la lutte contre le réchauffement.
Copenhague vise à conclure un accord devant entrer en vigueur à l'expiration de la première phase du protocole de Kyoto en janvier 2013, pour réduire de façon parfois contraignante les émissions carboniques.