Les représentants de l'Afrique quitteront la Conférence mondiale sur le climat, qui se tiendra en décembre à Copenhague si leurs demandes concernant les compensations financières permettant d'enrayer le réchauffement climatique ne sont pas prises en compte !
Cette mise en garde a été faite jeudi (3 septembre) par le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, qui dirigera la délégation africaine à Copenhague.
A combien se chiffreront ces compensations financières ?
A plusieurs milliards de dollars mais pour l'instant les représentants de l'Afrique n'ont pas fixé le montant exact des compensations qu'ils exigent des pays industrialisés.
Les pays africains veulent aussi que les nations industrialisées prennent des mesures concrètes pour réduire le réchauffement à 2°C et diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre de 25 à 40% d'ici à 2020.
"Nous n'accepterons aucun accord qui ne limite pas le réchauffement climatique à un niveau minimum inévitable, peu importe les compensations et l'assistance qui nous auront été accordées" a prévenu Meles Zenawi.
Une inquiétude justifiée ?
D'après les Nations Unies, entre 75 et 250 millions de personnes vont faire face à une pénurie d'eau en Afrique d'ici 2020 et il y aura besoin de jusqu'à 50 milliards de dollars par an pourlutter contre les conséquences du dérèglement du climat sur le continent.
Rappel
La Conférence internationale sur le climat, qui doit rassembler des milliers de responsables du climat entre le 7 et le 18 décembre, doit permettre d'aboutir à un accord sur les émissions polluantes pour la période post-2012, après l'expiration du protocole de Kyoto.