Le sommet mondial sur le climat, prévu en décembre à Copenhague, risque d'être un échec si les pays riches ne parviennent pas à fixer l'aide financière destinée aux pays pauvres pour combattre le dérèglement du climat ! Ce dossier est en effet un enjeu majeur des futures négociations dans la capitale danoise. Par conséquent, les pays de l'Union européenne vont essayer de s'accorder sur une aide... de plusieurs milliards d'euros mais ils sont divisés et ne veulent surtout pas se faire duper.
Les européens vont-ils se faire duper ?
Pour l'heure, les Européens sont les seuls à avoir déjà pris des engagements contraignants pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (baisse de 20% au moins d'ici 2020), expliquent des diplomates.
Du coup, la France et d'autres pays insistent pour que l'Europe utilise dans les négociations la menace d'une taxe carbone aux frontières afin de faire pression, malgré l'opposition de la Commission européenne et de la présidence suédoise de l'Union européenne.
Le reste du monde se contente pour l'instant de vagues promesses "toutes conditionnelles" s'insurge un négociateur européen. Les Etats-Unis, responsables de 25 % des émissions de gaz à effet de serre, demandent à différer le début de leur effort à 2030.
Pour limiter le réchauffement du climat à 2°C, les pays dit industrialisés devraient réduire leurs émissions annuelles de gaz à effet de serre d'au moins 30 % par rapport à leurs niveaux de 1990. Concrètement, elles devraient passer de 18,5 milliards de tonnes à 12,9 milliards de tonnes en 2020. Pour l'heure, les engagements de l'Union européennes et les promesses des Etats-Unis, du Japon et de la Norvège arrivent péniblement à 15,3 milliards de tonnes.
Le prix à payer selon la Commission européenne
La Commission européenne a chiffré les besoins des plus pauvres à 100 milliards d'euros par an au total jusqu'en 2020. Les pays industrialisés devraient fournir entre 22 et 50 milliards d'euros par an.
Ils devraient leur allouer une enveloppe de 5 à 7 milliards d'euros par an pendant les trois premières années suivant la signature de l'accord.