La Commission Européenne doit présenter le 19 mars une communication sur les actions à mettre en œuvre pour permettre à l'UE de s'adapter au réchauffement du climat. Si l'Union Européenne ne prend pas de mesures pour s'adapter aux conséquences du changement climatique, la facture risque d'être lourde : 6 milliards d'euros par an d'ici à 2020 !
Pourquoi une telle somme ? L'Agence Européenne pour l'Environnement prédit, dans un rapport de 2008, de véritables bouleversements climatiques, qui peuvent s'avérer catastrophiques, pour l'ensemble de l'Europe.

Ce qui peut se passer...
- Sud de l'Europe (Portugal, Espagne, Italie, Grèce, sud de la France) : les plus menacés par la sécheresse. Risques de désertification et d'incendies de forêts, faute de précipitations. Conséquences : récoltes plus pauvres, l'irrigation deviendra un problème pour l'agriculture et les vagues de chaleur seront mortelles. Ce réchauffement aura en outre un impact sur le tourisme, qui va décliner dans ces pays.
- Centre de l'Europe : davantage de températures extrêmes. Moins de pluies en été, mais inondations en hiver. Ces variations auront des conséquences pour les récoltes et les forêts.
- Europe du nord-ouest (ouest de la France, Grande Bretagne et Irlande, Pays-Bas et ouest de la Belgique, Danemark) : menaces d'inondations à l'intérieur des terres, mais aussi sur les côtes, en raison d'une montée des eaux des océans.

Que faire ?
Le rapport préconise des actions dans les domaines de la gestion de l'eau, des sources d'énergie, de la protection de la biodiversité, de la santé et de l'agriculture.
Le plan d'action, adopté en décembre 2008 par les pays de l'UE, vise à limiter le réchauffement climatique à 2 degrés Celsius. Il impose aux Etats et à l'industrie de réduire de 20% leurs émissions de gaz à effet de serre pour 2020, notamment grâce à l'augmentation de la part des énergies renouvelables, ainsi qu'en réalisant des économies d'énergie de l'ordre de 20%.