Lors du sommet sino-européen à Nankin (Chine), l'Union européenne a appelé lundi la Chine à jouer un "rôle leader" sur le changement climatique mais la réponse de Pékin ne s'est pas faite attendre : ses "énormes efforts" ne peuvent se faire au détriment de notre développement.
"Le défi du climat (...) ne peut être relevé sans que la Chine prenne un rôle de leader et (accepte sa) responsabilité" a déclaré le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt.
"Les contributions mondiales mises sur la table pour réduire (les émissions) ne sont pas suffisantes" pour limiter la hausse des températures à deux degrés, a-t-il déclaré.
Fredrik Reinfeldt a néanmoins reconnu et salué les efforts de la Chine qui est le premier pays à émettre des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique sur la planète.
De son côté, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a déclaré lundi : "La Chine est décidée à faire avancer la conférence dans la bonne direction (...). La clef du succès serait de suivre le principe de responsabilités communes mais différenciées" a-t-il dit.
Pour la Chine et les autres pays dits en développement, le changement climatique est l'affaire de tous mais ils estiment que les pays industrialisés en sont plus responsables et doivent assumer ces responsabilités historiques. Ils attendent aussi des pays développés un soutien financier pour les aider à mieux faire et à s'adapter au changement climatique.
Wen Jiabao espère d'ailleurs que "l'Union européenne s'engagera sur des transferts de technologie" pour favoriser l'économie verte.
La Chine a annoncé des objectifs chiffrés de contrôle de ses émissions, s'engageant à réduire son "intensité carbonique" (émissions polluantes par unité de PIB) de 40 à 45 % d'ici à 2020 par rapport à 2005.