La crise financière sera-t-elle en toile de fond lors de la conférence climat en Pologne début décembre ? Pour Yvo de Boer, patron de la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques, cette crise est bien réelle malheureusement mais elle ne doit pas freiner la conclusion d'un nouvel accord climatique : "Bien évidemment, la crise financière aura un impact sérieux sur ce processus, elle l'a déjà, mais je voudrais souligner qu'utiliser la crise comme une excuse pour ne pas réagir contre les changements climatiques peut avoir pour résultat essentiel une nouvelle crise financière".
Yvo de Boer participe actuellement à la conférence à Varsovie sur la coopération sectorielle, réunissant des responsables politiques et des représentants des secteurs de l'énergie, de l'acier, du ciment et de l'aluminium, qui sont les principaux producteurs des gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique.
"Au cours des cinq à dix prochaines années, nous allons remplacer environ 40% des capacités de production de l'énergie. Si, à cause de la crise financière, la décision est prise d'utiliser des technologies peu chères et polluantes, ces technologies seront encore utilisées dans 30 ou 50 ans".
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Tous les projecteurs seront tournés vers Poznan (Pologne) qui accueille la conférence mondiale des Nations-Unies sur le climat du 1er au 12 décembre. La conférence doit préparer un accord mondial sur le climat qui pourrait être signé en décembre 2009 à Copenhague.