Selon la Ministre danoise du Climat et de l'Energie, Connie Hedegaard, les Etats-Unis possèdent la clé de la réussite du sommet mondial sur le climat de Copenhague, en amenant les pays émergents (Chine, Inde et brésil), très pollueurs, à bouger pour le climat.
« Un engagement américain ferme et contraignant au sommet de Copenhague est crucial ». En dépit des « signaux positifs et encourageants » lancés récemment au Congrès par le président Obama, « la partie n'est pas encore gagnée » pour rallier les Etats-Unis à un accord global à Copenhague, estime Mme Hedegaard.

« Il nous faut nous battre, car en temps de crise surtout, il y a encore des réticences au Sénat et à la Chambre des représentants, des voix sceptiques que nous devons convaincre » de la nécessité pour les Etats-Unis d' « aller de l'avant, de faire preuve de leadership et de placer le climat en tête de ses priorités maintenant ».
Et « le temps presse », conclut-elle, à neuf mois de la tenue du sommet de Copenhague.
Ces déclarations surviennent une semaine avant le déplacement aux Etats-Unis de Mme Hedegaard, où elle rencontrera notamment Todd Stern, principal négociateur sur le climat, et Carol Browner, conseillère pour le climat et l'énergie du président Barack Obama.