D'après le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat, la température moyenne de la planète pourrait grimper de +1,1 à 6,4°C d'ici à 2100, avec une valeur moyenne "plus sûrement comprise" entre +1,8 et +4°C.
Une terre méconnaissable
Des chiffres qui alarment puisque les conséquences seraient dramatiques ! La forêt d'Amazonie serait réduite à l'état de maquis, les côtes et les deltas d'Asie seraient engloutis, des incendies réduiraient en cendres les espaces boisés en Australie et des centaines de millions de personnes seraient contraintes à l'exil.
Des experts rappellent que cette température moyenne dissimule de très importantes variations régionales, avec une envolée du thermomètre pouvant aller jusqu'à + 15 degrés en Arctique et une chute de 20 % des précipitations annuelles dans de très nombreuses régions du monde.
Quel impact sur l'agriculture ?
Il serait épouvantable en Afrique sub-saharienne, estime Philip Thornton, de l'Institut international de recherche sur le bétail. Selon une étude, une baisse des rendements pourrait atteindre 50 % d'ici 2090 en Afrique de l'Est sur certaines cultures.
En Chine et en Inde, les changements profonds de la mousson pourraient provoquer une succession rapide de saisons extrêmement sèches et extrêmement humides, provoquant des bouleversements agricoles majeurs.
Quel impact sur les écosystèmes et la biodiversité ?
"Ce serait le chaos (...) Un changement complet dans la façon dont les espèces vivent et survivent " estime l'économiste indien Pavan Sukhdev. Cette montée des températures entraînerait la mort des récifs coralliens qui permettent pourtant à 500 millions de personnes de manger et de gagner leur vie.
A + 4 degrés, la montée des eaux, pourrait aussi dépasser un mètre d'ici la fin du siècle. Combinée aux questions d'insécurité alimentaire, de réduction d'accès à l'eau douce et de dégradation des sols, cette hausse importante du niveau des océans entraînerait inévitablement des déplacements de plusieurs centaines de millions de personnes .
Ce scénario sombre peut encore être évité, mais il faut agir très vite en divisant notamment par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici 2050