Le G20, qui rassemblait samedi en Ecosse les principaux pays industrialisés et en développement, n'ont toujours pas trouvé un terrain d'entente sur a question épineuse du financement de la lutte contre le réchauffement climatique.
A un mois de la conférence de Copenhague, les ministres se sont contentés d'évoquer la nécessité d'un accord ambitieux et de moyens financiers substantiels pour y parvenir, mais sans fournir aucun engagement chiffré en dépit des pressions britanniques.
Le ministre des Finances Alistair Darling avait auparavant déclaré : "Si nous ne parvenons pas à nous entendre sur le financement de la lutte contre le changement climatique, ce sera beaucoup, beaucoup plus difficile d'obtenir un accord à Copenhague".
Les membres du G20 réunis en Ecosse le samedi 7 novembre 2009
A Copenhague (Danemark), la communauté internationale doit se réunir du 7 au 18 décembre pour mettre sur pied un accord visant à combattre le réchauffement climatique. Cet accord doit remplacer le protocole de Kyoto, qui expire en 2012. Et le financement de la lutte contre le réchauffement climatique est l'une des clefs des négociations en cours depuis deux ans pour élaborer le successeur du protocole de Kyoto, premier accord international sur le sujet.
Les négociations piétinent toujours
Les dirigeants de l'Union européenne sont convenus le mois dernier que les pays en développement auraient besoin de 100 milliards d'euros par an entre 2013 et 2020 pour faire face aux conséquences du réchauffement du climat. Cette somme serait financée par ces Etats, par des aides publiques des pays développés, et par les marchés de quotas de CO2. Mais elle s'est pour l'instant bien gardée de s'engager sur sa propre contribution à ce fardeau. Les modalités du financement sont également très débattues. Certains sont partisans de dégager de nouvelles ressources, en imposant par exemple des contributions spécifiques à certaines industries polluantes, comme le transport aérien et maritime. D'autres rejettent cette idée.
Déception du côté des ONG
"Ce groupe peut déverser de l'argent aux banques qui font faillite, mais est incapable de trouver les sommes nécessaires pour résoudre le défi encore plus grand pour l'économie mondiale du réchauffement climatique" a regretté Richard Dixon, directeur de la branche écossaise du Fonds mondial pour la nature (WWF).
Le saviez-vous ?
Les vingt membres du G20 sont l'Afrique du Sud, l'Allemagne, l'Arabie saoudite, l'Argentine, l'Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, la Corée du Sud, les Etats-Unis, la France, l'Inde, l'Indonésie, l'Italie, le Japon, le Mexique, le Royaume-Uni, la Russie, la Turquie et l'Union européenne.