Le président brésilien Luiz Ignacio demande aux pays riches, et plus particulièrement aux Etats-Unis, de montrer la voie dans les efforts de réduction des émissions de CO2 avant le sommet sur le climat de Copenhague.
"Chaque pays doit assumer ses responsabilités concernant les dommages causés à l'environnement"
"Si nous pouvons régler le problème américain, si le président américain Barack Obama peut convaincre le Congrès" d'accepter des objectifs ambitieux de réduction d'émissions, "alors nous commencerons à résoudre la question" de la limitation du réchauffement climatique, a-t-il déclaré.
"Nous allons devoir arriver à Copenhague en sachant ce que chaque pays émet comme gaz à effet de serre, du plus petit pays africain (...) jusqu'aux Etats-Unis. Chaque pays doit assumer ses responsabilités concernant les dommages qu'il cause" à l'environnement, a-t-il ajouté.
Luiz Ignacio souligne le manque d'ambition des Etats-Unis par rapport aux Européens
Le Sénat américain vient d'entamer des discussions sur un projet de loi démocrate qui affiche un objectif de réduction des gaz à effet de serre de 20% d'ici à 2020 par rapport aux niveaux de 2005.
De son côté, l'Union européenne veut réduire les siennes de 20%, voire 30% d'ici 2020 mais par rapport à 1990. "Chacun doit remplir ses obligations et chaque pays doit faire son travail à la maison" pour garantir un succès à Copenhague, a dit le chef de l'Etat brésilien.
Le sommet mondial sur la lutte contre le réchauffement climatique se tiendra du 7 au 18 décembre dans la capitale danoise. Il devrait déboucher sur un accord permettant de limiter à 2 degrés le réchauffement planétaire, ce qui suppose que les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent cesser d'augmenter en 2015 et être divisées par deux à l'horizon 2050.
Le Brésil très discret sur ses propres objectifs
Le président a en revanche omis de communiquer les propres objectifs de réduction d'émissions polluantes de son pays.