A l'occasion de la conférence climat (1er au 12 décembre 2008), les participants devront aborder certains points-clés afin d'ouvrir ensuite la voie à la conclusion du futur accord climatique à Copenhague en 2009.
Mais les discussions qui s'annoncent âpres à Poznan (Pologne) pourraient achopper sur les points suivants :
Selon la Feuille de route de Bali, adoptée l'an passé, les pays industrialisés et les nations en développement comme la Chine, doivent réfléchir sur les engagements "différenciés" de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050. L'ONU réclame aussi un objectif à moyen terme et espère une avancée sur les fourchettes de réduction d'émissions.
Il faut définir les nouveaux gaz polluants (actuellement ils sont six dont le CO2 et le méthane) et les secteurs de l'économie puis faire évoluer le système pour inclure les pays émergents comme la Chine.
Les pays industrialisés sont en effet soumis à des contraintes de réduction alors que ceux en voie de développement en sont exempts. Voilà pourquoi, les Etats-Unis n'ont pas ratifié le Protocole de Kyoto qu'ils jugeaient trop coûteux pour leur économie et injuste puisque la Chine ou encore l'Inde n'est pas soumis aux contraintes de réduction de leurs émissions.
Des pays en développement, comme l'Afrique, luttent contre la déforestation et la dégradation des sols. Il faut donc trouver comment les dédommager et les récompenser de leurs efforts pour sauver les forêts.
Comment et dans quel but mobiliser l'argent et les technologies pour inciter les pays en développement à s'engager davantage. Les besoins sont estimés en centaines de milliards de dollars par an pour réduire le réchauffement et en dizaines de milliards de dollars par an pour l'adaptation.
A Poznan, les participants devront aussi s'assurer du bon fonctionnement des différents fonds crées par la Convention de l'ONU sur les changements climatiques et le Protocole de Kyoto, le G8 ou la Banque mondiale.