Le changement climatique en cours aura des conséquences irréversibles ! Une étude conduite par l'Administration océanique et atmosphérique américaine montre notamment que le changement climatique à la surface des océans, les précipitations dans certaines régions du globe et la montée du niveau des océans sont déjà irréversibles pour plus de mille ans même quand les émissions de dioxyde de carbone (CO2) auront totalement cessé.
Des retombées qui changeront irrémédiablement notre planète
Autant dire que les décisions prises dès aujourd'hui seront cruciales si nous voulons minimiser l'ampleur. "Notre recherche nous persuade que les choix faits actuellement concernant les émissions de CO2 auront des retombées qui changeront irrémédiablement notre planète. On savait que le CO2 provenant des activités humaines et émis dans l'atmosphère peut y rester pendant des milliers d'années" déclare Susan Solomon, scientifique de l'Administration océanique et atmosphérique américaine.
Le réchauffement de la planète est ralenti par les océans
Selon cette étude, le réchauffement de la planète est ralenti par les océans, qui absorbent une grande quantité de la chaleur de l'atmosphère faisant monter leur température et fondre les glaces arctiques et antarctiques. Cet effet va s'atténuer avec le temps mais les océans contribueront à garder des températures plus chaudes en dégageant la chaleur emmagasinée et ce pendant très longtemps.
Avant le début de l'ère industrielle l'atmosphère contenait 280 ppm
Cette recherche examine les conséquences de l'accumulation de CO2 dans l'atmosphère selon différents niveaux au-delà de la teneur actuelle moyenne de 385 parties par million (ppm) de CO2 et ce avant un arrêt complet de ces émissions. Avant le début de l'ère industrielle l'atmosphère contenait seulement 280 parties par million de CO2.
Grâce ou surtout à cause de ces preuves scientifiques, il est possible de quantifier certaines conséquences irréversibles du réchauffement dont le changement de la pluviosité dans plusieurs régions du globe et la montée du niveau des océans. Si le CO2 poursuit sa "grimpette" (de 450 à 600 ppm), la conséquence sera la suivante : une diminution persistante des précipitations en été en Europe du Sud, en Afrique du Nord, dans le sud-ouest des Etats-Unis, l'Afrique septentrionale et l'ouest de l'Australie.
Cette diminution des pluies qui durera plusieurs siècles aura différentes conséquences selon les zones géographiques.
une diminution de l'eau disponible
une plus grande fréquence des incendies
des changements de l'écosystème
une plus grande désertification
Avec une teneur de 600 ppm de CO2, les océans monteraient de façon irréversible en moyenne de 40 centimètres à un mètre d'ici l'an 3.000 et du double, si le CO2 atmosphérique atteignait 1.000 ppm.
Cette étude, basée sur de nombreuses mesures et plusieurs modèles informatiques, est parue dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS) datées du 26 janvier 2009.