Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques, est satisfait des négociations qui se déroulent actuellement à Bangkok sur le changement du climat :
"C'est la première fois depuis deux ans que nous voyons ce type de débat constructif sur comment faire concrètement fonctionner le futur accord mondial sur le réchauffement climatique. J'espère que nous pourrons maintenir cet état d'esprit" .
Pour Yvo de Boer, la condition sine qua non d'un accord à Copenhague passe par des objectifs ambitieux de la part des pays développés sur leurs réductions d'émissions de gaz à effet de serre : "Au final, si vous n'avez pas d'objectifs ambitieux de la part des pays riches, et si vous n'avez pas une offre de financement significative sur la table, l'ensemble de l'édifice s'écroule. Sans financement et sans ambition, la discussion très constructive que nous avons ici ne sert à rien" a-t-il expliqué.
Ces discussions portent en effet sur l'architecture d'un nouvel accord et le devenir du protocole de Kyoto sont particulièrement encourageantes : "Il y a une volonté de parler, au moins en théorie, de ce qui pourrait advenir de toutes les bonnes choses qui se trouvent dans le protocole de Kyoto s'il devait ne pas continuer" estime Yvo de Boer.
A deux mois du sommet international sur le climat qui se tiendra à Copenhague, Yvo de Boer se pose notamment une question : "Pouvons-nous extraire certaines parties de Kyoto et les mettre dans un nouvel accord ?". L'enjeu de Copenhague est de renouveler mais aussi de renforcer les engagements contraignants de réduction des émissions polluantes des pays industrialisés, souscrits à Kyoto pour la période 2008-2012.
Depuis le lundi 28 sepetembre, des délégués de plus de 180 pays sont réunis dans la capitale thaïlandaise pour ouvrir la voie à un accord mondial en décembre à Copenhague (7 au 18 décembre).