De nombreux chefs d'Etat et de gouvernement sont actuellement réunis à New York pour participer au sommet de l'ONU ! Un sommet de plus pour relancer les négociations sur le changement climatique, qui semblent dans l'impasse à quelques mois de la Conférence internationale sur le climat à Copenhague.
Barack Obama déterminé à agir contre le réchauffement
Le président américain a déclaré : "La menace représentée par le changement climatique est grave, elle est urgente et elle grandit". Les générations futures vont à une "catastrophe irréversible" si la communauté internationale n'agit pas "audacieusement, rapidement et ensemble" a-t-il prévenu.
"Nous comprenons la gravité de la menace climatique. Nous sommes déterminés à agir. Et nous honorerons nos responsabilités à l'égard des générations futures", a-t-il promis.
Mais car il y a encore un mais
"Il ne faut pas se faire d'illusions, le plus dur reste à faire" d'ici à la conférence cruciale de Copenhague. Il a affirmé la responsabilité que les pays riches ont de donner l'exemple. Il a rappelé son objectif de ramener les émissions américaines de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990 d'ici à 2020.
Des mesures vigoureuses pour les pays émergents
Alors que les Etats-Unis est l'un des plus gros pollueurs de la planète, son président a demandé aux pays émergents comme la Chine ou l'Inde de "faire leur part" du travail contre le réchauffement climatique mais aussi d'adopter des "mesures vigoureuses".
Enfin Barack Obama travaille aussi à une suppression des subventions publiques aux carburants provenant des énergies fossiles quand il réunirait les dirigeants du G20 jeudi et vendredi à Pittsburgh (est des Etats-Unis).

Ban Ki-moon n'y va pas par quatre chemins
A l'ouverture du sommet sur le changement climatique à New York, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, a déclaré : "L'incapacité de conclure un accord global à Copenhague serait moralement inexcusable, à courte-vue économique et mal avisé politiquement.
"Le changement climatique est la question géopolitique et économique dominante du XXIe siècle qui bouleverse l'équation mondiale du développement, de la paix et de la prospérité" a-t-il poursuivi.
Des négociations proches de l'impasse
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a reconnu que les négociations sur le changement climatique prévues du 7 au 18 décembre au sommet de Copenhague sont "dangereusement proches d'une impasse". "Nous devons les remettre sur les rails le plus rapidement possible".
"Continuer comme si de rien n'était signifie presque à coup sûr un changement climatique dangereux et peut-être catastrophique dans le courant de ce siècle" a-t-il insisté.
Les pays émergents doivent s'investir
Les Européens sont prêts à réduire de 20% leurs émissions polluantes d'ici 2020. Mais les nations plus riches veulent aussi que les pays en développement s'investissent dans cette réduction des émissions de gaz à effet de serre.
"La contrepartie de ce grand marchandage est que les pays en développement, en particulier les plus avancés d'entre eux, doivent être beaucoup plus clairs sur ce qu'ils sont prêts à entreprendre pour réduire les émissions de carbone dans le cadre d'un accord international" a déclaré José Manuel Barroso.