Les Etats-Unis ont indiqué jeudi (28 janvier) que l'objectif de réduction des gaz à effet de serre avancé lors de la Conférence de Copenhague était maintenu. Le premier pollueur de la planète per capita souhaite réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 17 % d'ici 2020, par rapport à 2005, un objectif très modeste au regard des recommandations de la plupart des spécialistes.
Le fait que les Etats-Unis soumettent ces objectifs "traduit la détermination du président Barack Obama à relever les défis posés par le changement climatique" écrit Todd Stern, l'émissaire américain sur le climat.
"Nous comptons sur le fait que toutes les principales économies respectent leurs engagements de Copenhague de soumettre leurs objectifs" pour lutter contre le réchauffement, a-t-il ajouté.
L'accord a minima et non-contraignant arraché lors de la conférence de Copenhague prévoit que les pays soumettent leurs objectifs à l'ONU d'ici le 31 janvier. L'ONU a toutefois indiqué qu'il ne s'agissait pas d'une véritable date butoir.
Il faut néanmoins indique que l'adoption d'un texte prévoyant la création d'un marché d'émissions de CO2 dit "cap-and-trade" est toujours incertaine. Ce système, pourtant défendu par les environnementalistes et certains élus démocrates, pénalise les industries les plus polluantes pour encourager le développement de sources d'énergie propre. Par conséquent, la minorité républicaine et certains démocrates y sont farouchement opposés. Selon eux, un tel système pénaliserait l'économie en augmentant les coûts de l'énergie.
Mercredi, Barack Obama a insisté sur le développement d'une économie plus verte et fait part de son soutien à la construction de nouvelles centrales nucléaires ainsi qu'à l'exploration pétrolière et gazière au large des côtes américaines.
Une telle approche pourrait permettre de trouver un compromis avec les républicains pour adopter une loi sur le climat sans "cap-and-trade".
Le sénateur démocrate John Kerry, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, avait assuré mercredi qu'un marché des émissions n'était pas abandonné. "Notre but reste exactement le même qu'avant : fixer un prix au carbone" avait-il dit.