La réduction de 50 % des émissions de gaz à effet de serre est décidément un objectif très controversé au niveau mondial.
Pas d'objectifs chiffrés
Les 21 dirigeants des pays membres du Forum économique Asie-Pacifique (Apec) ont refusé dimanche de se fixer des objectifs contraignants avant le sommet sur le climat, qui aura lieu en décembre à Copenhague.
Dans le projet du texte, il était pourtant écrit : "Nous pensons que les émissions globales devront atteindre un niveau maximum au cours des prochaines années et devront être réduites de 50 % sous leur niveau de 1990 d'ici à 2050".
Un accord est irréaliste avant Copenhague
"Les dirigeants de l'Apec ont estimé irréaliste d'attendre qu'un accord international juridiquement contraignant ne soit négocié d'ici l'ouverture du sommet de Copenhague dans 22 jours" a déclaré Mike Froman, conseiller à la sécurité de la délégation américaine. En revanche, ils sont prêts à se battre contre la menace du réchauffement du climat et à oeuvrer pour un résultat ambitieux à Copenhague.
Certains pays veulent pourtant des objectifs chiffrés
Un responsable du ministère chinois des Affaires étrangères, Yi Xianliang, a expliqué que l'affirmation d'un objectif contraignant "aurait pu perturber le processus de négociation" avant le sommet qui se tiendra du 7 au 18 décembre dans la capitale danoise. "Il s'agit d'une question très controversée au niveau mondial" a-t-il rappelé. D'autres pays européens ou situés dans l'hémisphère Sud veulent pourtant un accord qui contraindrait les Etats à s'engager sur un objectif de réduction des émissions.
Les pays riches doivent aider les plus pauvres
Le président chinois Hu Jintao attend des "résultats positifs" à Copenhague et a rappelé que son gouvernement était "prêt à collaborer avec toutes les parties pour atteindre cet objectif".
La position de Pékin est clair
Tous les pays développés doivent assumer leurs responsabilités en matière de réduction d'émissions et aider les pays en développement à combattre le changement.
De son côté, le président américain Barack Obama a reconnu : "Nous devons chercher une solution qui permette à toutes les nations de croître et augmenter leur niveau de vie sans polluer l'atmosphère et dérégler le climat. Une telle solution n'est pas possible sans la participation des pays de l'Apec".