Logo du site ushuaia, la terre et nous
07 mars 2011 -
14h00 :
Climat/réchauffement : c'est l'heure des choix pour l'UE
[ ENVIRONNEMENT - CLIMAT - RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ]

Afin que les modes de vie et de production  soient plus... verts d'ici 2050, la Commission européenne va présenter mardi (8 mars) une feuille de route préparée par les services de la commissaire au Climat, Connie Hedegaard, pour accompagner la réduction des émissions de gaz à effet de serre de l'Union européenne jusqu'à leur suppression. Aujourd'hui, il faut toutefois joindre le geste à la parole et là ce n'est pas gagné ! 

Le début d'un travail d'anticipation ambitieux

Ce document suit le plan d'investissements à "mille milliards d'euros" du commissaire à l'Energie, Gunther Oettinger, pour éliminer le pétrole.
Il sera complété par une série de mesures pour réduire les émissions de CO2 dans les transports et une taxe sur le CO2 qui prendra en compte l'efficacité énergétique et la pollution. Elle concernera l'essence, le diesel, le gaz, le pétrole et le charbon.
La feuille de route détaille les efforts à accomplir et propose des étapes pour la période 2020-2050. Les besoins en financements sont estimés à 270 milliards d'euros par an.

Bon à savoir !

En ce qui concerne, l'Union européenne, elle s'est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 80 à 95 % par rapport à leurs niveaux de 1999 pour 2050 au titre de sa contribution pour limiter le réchauffement de la planète à 2°C. Les Etats européens ont pratiquement atteint leurs objectif de réduire leurs émissions de 20 % pour 2020 grâce aux contraintes imposées à l'industrie lourde et aux producteurs d'électricité.

Les prochaines étapes s'annoncent plus délicates

Et pourquoi ? Parce que l'essentiel de l'effort se concentrera sur des catégories de pollueurs jusqu'à présent peu impliquées : l'agriculture va devoir réduire ses émissions de 42 à 49 %, le bâtiment de 88 à 91 % et le transport de 54 à 67 %.
Ces secteurs représentent 60% des 4,9 millions de tonnes de CO2 émises chaque année par l'Union européenne. Ils ont été impliqués dans l'effort, mais sur une base volontaire. La menace vaut également pour les économies d'énergies.

L'Union européenne s'était engagée sur un objectif de 20 % en 2020, mais l'effort patine à 1%, a déploré le président de l'exécutif, José Manuel Barroso.
"Je crois que les 20 % sont la voie moyenne idéale. Les Fédérations allemande et européenne de l'Industrie, auxquelles appartiennent aussi des firmes spécialisées dans les techniques de l'environnement, mettent clairement en garde contre une baisse à 30 % si l'Europe est seule à le faire" a dit Gunther Oettinger.
La manière de "verdir" telle qu'elle est conçue par les gouvernements fait en outre blêmir les écologistes, convaincus que les énergies renouvelables vont se substituer au pétrole.

La France ne l'entend pas ainsi. Elle a obtenu la prise en compte du nucléaire comme source d'énergie "faiblement carbonée" par Connie Hedegaard et le met en compétition avec l'éolien, le solaire, la géothermie.


Ajouter un commentaire
Ajouter un commentaire :
Votre nom :
Votre ville :
Votre e-mail :
Votre réaction :
Vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent (art. 34 de la loi informatique et liberté du 6 janvier 1978). Pour l'exercer, contactez , 305 avenue le jour se lève, 92656 Boulogne.
logAudience