La situation sur le front du climat est plus sombre qu'estimée. Les experts sont extrêmement inquiets de la forte hausse des émissions de CO2, ainsi que des effets secondaires provoqués par certains moyens de lutte contre ce phénomène.
De plus en plus de CO2 dans l'atmosphère
« Lors de la dernière décennie, les pays en développement comme la Chine et l'Inde ont accru leurs capacités de production électrique en brûlant plus de charbon »", souligne Chris Field, un biologiste de la Carnegie Institution.
« Les économies du monde en développement continuent à émettre de plus en plus de carbone (CO2) dans l'atmosphère et nous sommes désormais dans une situation nouvelle quant à l'évolution du changement climatique », a poursuivi ce scientifique. Ce qui aura, conclut-il, « un impact bien pire que prédit dans le 4e rapport du GIEC. »

Les biocarburants : une mauvaise solution ?
C'est ainsi que le développement des biocarburants vu comme une des solutions pour lutter contre le réchauffement pourrait en fait l'aggraver : une grande partie de la production de ces carburants verts se fait au détriment des forêts tropicales, aujourd'hui défrichées pour cultiver du palmier à huile et de la canne à sucre.
Ces forêts, connues pour leur capacité d'absorption du CO2, et protégées des incendies par leur fort taux d'humidité, sont aujourd'hui menacées par le réchauffement climatique et la modification de la distribution des précipitations.
De plus, « l'homme risque d'aggraver ce phénomène en détruisant à un rythme accéléré des forêts tropicales pour des cultures destinées aux biocarburants », a mis en garde Holly Gibbs, de l'Université Stanford (Californie). « Le volume de CO2 libéré dans l'atmosphère par la déforestation est supérieur à celui non émis grâce à l'utilisation de bio-carburant », a-t-elle souligné.