Un pour tous, tous pour un ! Pour Jonathan Pershing, numéro deux de la délégation américaine, l'issue des négociations sur le climat en décembre à Copenhague est entre les mains de "tous les pays" et non d'un "petit groupe" de pays développés.
"La notion selon laquelle nous devrions avoir un accord qui se concentre explicitement et exclusivement sur une poignée de pays ne nous semble pas bonne" a-t-il déclaré vendredi à Bangkok.
"La balle était désormais dans le camp des pays développés"
Jonathan Pershing n'est pas d'accord avec les propos tenus par Michael Cutajar, qui préside l'un des groupes de travail de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques : "La balle était désormais dans le camp des pays développés".
Ces mêmes propos ont été tenus cette semaine par Yvo de Boer, plus haut responsable du climat aux Nations unies : "La condition d'un succès à Copenhague repose désormais sur une plus grande clarté de la part des pays industrialisés sur leurs engagements. Si vous n'avez pas d'objectifs ambitieux de la part des pays riches et si vous n'avez pas une offre de financement significative sur la table, l'ensemble de l'édifice s'écroule".
Les pays en développement contrariés
Les Etats-Unis ont catégoriquement exclu la possibilité de rejoindre le protocole de Kyoto qui trace une "paroi étanche", selon les termes d'un négociateur, entre les pays industrialisés d'une part et les pays en développement d'autre part. La position américaine a contrarié des pays en développement qui estiment qu'elle fait fi de la "responsabilité historique" des pays développés dans l'accumulation du CO2 dans l'atmopshère. La réunion de Bangkok a permis des débats "constructifs" selon Yvo de Boer, mais elle a aussi suscité de vives tensions sur l'architecture d'un éventuel accord mondial à Copenhague.
Un calendrier chargé avant Copenhague
Une réunion climat des principaux pollueurs de la planète (G8 et grands pays émergents comme la Chine, l'Inde, ou le Brésil) est prévue les 18 et 19 octobre à Londres.
Des négociations se tiendront à Barcelone début novembre, avant le rendez-vous crucial dans la capitale danoise (7 au 18 décembre), qui vise à enrayer le réchauffement et son lot de catastrophes annoncées (sécheresses, inondations, hausse du niveau des océans).
Le dossier sur le climat devrait aussi tenir une place dans l'agenda de Barack Obama lors de sa tournée asiatique en novembre.